Affichage des articles dont le libellé est Comprendre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Comprendre. Afficher tous les articles

mardi 1 septembre 2015

Rythmes scolaires : le mensonge des activités gratuites

Dès 2013, Vincent Peillon, alors ministre de l’Education Nationale, nous vendait sa réforme ainsi : "Pour la première fois, la France va offrir à tous ses enfants des activités périéducatives gratuites", comme le poney, la musique…
Pourtant rien n’est moins faux !
En cette rentrée 2015, après un an de généralisation de la réforme des rythmes scolaires, tout un chacun peut constater que ce n’est pas le cas : la réforme coûte cher, les activités périscolaires ne sont pas gratuites !
Ce sont tous les français qui en payent la facture, et le gouvernement qui se décharge sur les communes.


Des activités payantes dans la moitié des cas, une augmentation d’impôt ou des dégradations dans l’autre
Comme nous l’indique le rapport publié par le ministère de l’Education Nationale, alors qu’en 2014 déjà 20% des communes proposaient des activités payantes, en cette rentrée 2015 elles sont près de 50% à le faire : les activités périscolaires sont payantes dans la moitié des cas !
Certains parents se voient obligés d’arrêter de travailler pour récupérer leurs enfants au lieu de les laisser en TAP (Temps d’Activités Périscolaires).
Mais ça ne s’arrête pas là : car il ne faudrait pas oublier qu’entre cette réforme et les baisses de dotations, les communes sont prises en étau.
La réforme des rythmes scolaires représente un surcoût de 10 à plus de 50% pour 68% des communes !



Aussi par le principe des vases communicants, pour pouvoir fournir des activités, qui parfois se limitent à de la garderie, elles tentent de trouver des solutions rarement satisfaisantes :
·        augmenter les impôts locaux
·        augmenter les tarifs des autres prestations déjà payantes comme la cantine scolaire,
·        faire appel à des sociétés privées,  des sponsors,  dont l’intervention au sein des établissements publics pose bien des questions éthiques sur la neutralité de l’école républicaine,
·        réduire d’autres prestations (comme en témoignent les disparitions de nombreux concerts et feux d’artifices cet été), notamment les subventions aux associations.

Ainsi comble de la réforme, alors qu’elle devait favoriser l’éveil à la culture et au sport auprès des jeunes, cette dernière finit par appauvrir leur environnement culturel et sportif !

Une réforme qui coute cher à tous
Cela ne vous suffit pas ?
Les maires ne sont pas les seuls à devoir jongler avec les budgets : la réforme des rythmes scolaires coûte près de 80 millions d’euros de surcoût aux Conseils Généraux !
80 millions que doivent assumer les contribuables départementaux.
Autant d’argent qui ne sera pas utilisé pour les autres missions du département : entretien des collèges, aide aux personnes âgées, aide sociale à l’enfance...

Sur le plan national, le gouvernement contribue à la mise en place de cette réforme à hauteur de 50 à 90€ par enfant selon que la commune soit classée en zone sensible ou pas.
Soit avec 6,796 millions d’élèves du premier degré c’est entre 340 et 611 millions d’euros  que doivent assumer les contribuables français pour cette réforme (400 millions selon la ministre de l’Education Nationale, Najat Vallaud-Belkacem), au détriment de nouveaux postes d’enseignants, au détriment du maintien de classes ou même d’écoles ouvertes, au détriment du développement de meilleures pédagogies…



Mais ce n’est pas fini !
La Caisse d’Allocation Familiale (CAF) participe aussi au financement de ces activités et de cette réforme !
Si les communes remplissent les conditions (PEDT, taux d’encadrement par du personnel qualifié, etc…) elles peuvent prétendre à une aide de la CAF à hauteur de 53€ par enfant.
D’autant que le gouvernement lui demande dans le même temps de trouver 2,2 milliards d’économies !
C’est ainsi que la réforme des rythmes scolaires contribue à la dégradation et à la disparition de nos allocations et prestations sociales ! (Les allocations familiales ont été réformées durant l'été 2015 !)
Cette réforme coûte cher, très cher, de 1 à 2 milliards selon les estimations.
Les « activités gratuites » ne sont qu’un leurre.

Cette réforme coûte des milliards pour des résultats nuls sur les apprentissages (74% des enseignants estiment même qu’elle aurait un impact négatif !) et pour augmenter les inégalités (en laissant aux communes la responsabilité de s’occuper des activités périscolaires, les quartiers (villes) défavorisé(e)s le sont toujours autant sinon plus…)

Le vrai responsable : le gouvernement
Il serait facile de critiquer un maire qui ferait payer les activités périscolaires, mais le véritable responsable reste le gouvernement.
L’Etat a mis le feu aux poudres et se désengage, laissant aux communes la tâche d’éteindre l’incendie ! Certaines ont les moyens de le faire, d’autres non.
Aussi, les maires peuvent être responsables de bien des choses, mais certainement pas pour la réforme des rythmes scolaires et ses conséquences (augmentation d’impôts, mauvaise qualité des services…) !
Le gouvernement doit prendre ses responsabilités au lieu d’accabler les maires et leur soi-disant « mauvaise volonté ».
Si des plaintes doivent s’élever, c’est auprès du gouvernement qu’il faut le faire, et non pas pour demander plus de subventions, mais pour un retrait de cette réforme coûteuse et inefficace voire délétère !
Rappelons au Premier Ministre Mr VALLS qu’un retour en arrière est possible tel qu’il l’a déclaré en conférence de presse à Matignon le vendredi 29 aout 2014 : « Ce qui marche doit être maintenu, ce qui ne marche pas doit être réétudié ou abandonné ».
Il est grand temps de réétudier le fonctionnement de l’Education Nationale et d’abandonner cette réforme.

Pour plus d’informations :
Site national nevE :  www.collegiale-neve.fr
Groupes départementaux Gilets Jaunes : sur FACEBOOK
Le dossier de presse des Gilets Jaunes.
Le décryptage du « point d’étape » ministériel sur les rythmes scolaires par nevE.


samedi 11 juillet 2015

Rythmes Scolaires : décryptage du bilan d’étape ministériel.

En cette fin d’année scolaire, le gouvernement vient de publier un « point d’étape », premier bilan sur la réforme des rythmes scolaires qui a été généralisée à la rentrée 2014.
Néanmoins sur bien des points ce rapport ministériel nécessite une deuxième lecture afin de mieux comprendre les réalités de cette réforme et de la situation que ce bilan ne souligne pas toujours.
Aussi nous vous en proposons un décryptage détaillé qui au final permet de comprendre que cette réforme n’est pas la bonne.



RESUME :
Cette réforme n’a pas seulement suscité « des interrogations » mais une réelle opposition et un grand mécontentement que le gouvernement a tout fait pour faire taire.
Pourtant, 3 ans après son annonce et les premières grognes de maires de 2012 et grèves enseignantes de janvier 2013, la réforme des rythmes scolaires a toujours du mal à être acceptée etfait toujours parler d’elle !

Ce qui est tout à fait logique puisqu’elle n’atteint absolument pas ses objectifs :

·        Améliorer la maitrise des savoirs fondamentaux ?
Cette réforme ne peut y contribuer !
Au contraire 74% des enseignants jugent que la réforme a un impact négatif sur les apprentissages !

·        Lutter contre des inégalités sociales ?
Cette réforme ne le fait pas!
Au contraire, en laissant aux communes la responsabilité de s’occuper des activités périscolaires,les inégalités ne font que se renforcer ! 
D’ailleurs les activités proposées deviennent payantes en 2015 pour la moitié des communes françaises !
De plus elle exclut les enfants porteurs de handicap et les restrictions budgétaires ne permettront pas de rétablir la situation.
Enfin il reste près de 85% des écoles privées qui ne mettent pas en place cette réforme, illustrant une différence de traitement et favorisant la fuite des élèves vers ces institutions.

Alors que les PEDT sont évalués immédiatement afin de favoriser leur mise en place, rien n’a été fait pour évaluer les effets de la réforme sur les résultats scolaires ! 
Il faudra pour cela attendre la rentrée 2015 avec le lancement de 2 études dont les résultats seront connus en 2017. Avec elles seront lancée une étude qui porte sur la fatigue des enfants et une autre étude sur l’impact de la réforme sur le travail des femmes.
Mais aucune de ces études ne fera de réelle comparaison entre le système « semaine de 4 jours » et celui « réforme des rythmes scolaires ».

Alors qu’il aurait « suffit » de faire passer les évaluations nationales de 2013 aux élèves qui sont passés aux nouveaux rythmes scolaires et de comparer les résultats pour se faire rapidement une idée. C'est-à-dire en gardant le même outil d’évaluation et non en le changeant comme cela est prévu.

Le gouvernement justifie cette réforme en affirmant que la « semaine de 4 jours » instaurée en 2008 aurait un impact négatif sur les apprentissages. Orles études internationales PISA et les récentes études nationales CEDRE qui portent sur cette période nous montrent que c’est faux.

Par ailleurs contrairement à ce qui est dit, la réforme des rythmes scolaires diminue les momentsdisponibles pour les apprentissages, où la faculté de concentration des élèves est la plus grande !

Le gouvernement, à contrario de son discours habituel, reconnait qu’il y a « une attention particulière à apporter » pour les maternelles… Si l’on met ce discours en rapport avec la création potentielle des « jardins d’éveil », certains s’inquiètent déjà de la disparition de notre école maternelle

Si le gouvernement se félicite qu’ « à la rentrée 2015, le seuil de 80 % des communes couvertes par un PEDT aura été dépassé. », il ne faut cependant pas y voir une adhésion des maires à cette réforme. Ils sont encore nombreux à être mécontents mais la mise en place d’un PEDT était obligatoire afin de toucher les subventions de l’Etat.

 Rappelons d’ailleurs que favoriser la création de PED « T », c’est favoriser une éducation qui varie selon les Territoires et donc favoriser les inégalités !

Le gouvernement nous rappelle qu’il soutient les communes financièrement, cependant de nombreuses enquêtes ont démontré que les aides de l’Etat ne permettaient pas de compenser complètement les dépenses mise en jeux pour appliquer cette réforme.

Un autre problème majeur rencontré par les collectivités pour mettre en place cette réforme est le manque d’animateurs qualifiés. Mais les seules réponses apportées par le gouvernement se font en rognant sur la qualité ou sur la sécurité.

De plus, cette organisation facilite la possibilité de dérives idéologiques et/ou partisanes en laissant les municipalités choisir les activités et les animateurs qui s’occuperont des enfants.

Enfin, les activités proposées font souvent doublon avec le programme de l’éducation nationale et c’est bien légitimement que les enseignants se sentent dépossédés de leurs fonctions.


L’Organisation du Temps Scolaire (OTS) reste assez stable entre 2014 et 2015. Mais que ce soit le système global (décret Peillon) ou le système expérimental (décret Hamon), la réforme des rythmes scolaire ne change rien ou aggrave le problème de rythme biologique de l’enfant soulevé par les chrono biologistes !


RETROUVEZ LE DOSSIER INTÉGRAL EN PDF

https://drive.google.com/file/d/0B7zpq9EmT4DFSWdmV0laVjJMaFk/view?usp=sharing

samedi 14 février 2015

LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES ET LA MINISTRE


Cette réforme des rythmes scolaires aura vu se succéder jusqu’à 3 ministres différents tellement elle aura été sujette à polémique !

La dernière en date, Mme Najat Vallaud-Belkacem, a été nommée juste avant la rentrée des classes le 26 août 2014.

Même si son prédécesseur, Benoit Hamon, avait déjà tout préparé avant son arrivée au ministère, c’est cette « reine de la com’ » qui a eu la lourde tache de faire face aux mécontentements inhérents à cette réforme.

Et des mécontents il y en a ! 
Car cette réforme ne va pas dans l’intérêt de l’enfant, non seulement dans sa mise en place mais aussi dans son fondement !

·         L’ancienne ministre du Droit des Femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, qui se voulait la « ministre de l’Egalité » devrait savoir que diminuer le temps scolaire des enfants sur la journée, au profit d’activités l’après-midi, défavorise le travail des femmes.

·         Cette organisation favorise les inégalités des chances de réussiteCette réforme ne fait qu'augmenter les inégalités déjà existantes au lieu de les réduire ! 
Les enfants "privilégiés" (locaux, personnels, matériels disponibles...) le sont encore plus, les autres restent délaissés... cette réforme creuse les écarts !

C'est encore plus flagrant avec les enfants en situation de handicap qui nécessitent une Aide de Vie Scolaire (AVS) !

Creuser les inégalités et défavoriser le travail des femmes, ce sont deux des raisons qui font que l’Allemagne remet en cause cette organisation (cours le matin / activités l’après-midi) qui était généralisée là-bas.


·         Les temps périscolaires supplémentaires, qui découlent de la réorganisation des temps scolaires, coûtent chers et sont difficiles à organiser.

Même à Lyon, où la nouvelle ministre pouvait se vanter qu’elle soit, avant la réforme des rythmes scolaires, « une collectivité proactive sur la question des temps périscolaires », alors qu'aujourd'hui, avec cette réforme, les activités deviennent payantes à Lyonajoutant des charges aux parents  et oubliant au passage le principe d’égalité d’accès si cher à Madame la ministre...

Sachant qu’un de ses mentors, Ségolène Royal, exprimait clairement que cette réforme des rythmes scolaires était mal menée et qu’il aurait mieux valu la tester avant de l’imposer à tous de la sorte,

Sachant que le bilan de l’année 2013-2014 dans les 4000 communes où la réforme a été appliquée est majoritairement négatif (surtout en termes de réussite scolaire),

Sachant que le Premier Ministre, Manuel Vals exprimait clairement que «Ce qui marche doit être maintenu, ce qui ne marche pas doit être réétudié ou abandonné»,

Pourquoi ne pas faire marche arrière vis-à-vis de cette réforme, ou, tout au moins, laisser un moratoire ou le libre-choix, comme certains maires l’ont demandé ?

(Rappelons au passage qu’en 2008,  X. Darcos, lui, avait laissé le libre choix aux maires d’appliquer la « semaine de 4 jours » ou pas)

Aujourd’hui encore, il n’est pas trop tard pour changer de cap et faire preuve d’écoute et de clairvoyance.

Mais l’action de la ministre vis-à-vis de cette réforme a été tout autre…

D’ailleurs certains membres du ministère l’affirment : « elle n’est là que pour faire de la comm’, […] elle ne fera rien » alors que l’Education en France aurait tant besoin…


Un cadre de gauche la trouvent même « dangereuse pour l’école »

vendredi 13 février 2015

RYTHMES SCOLAIRES : UNE REFORME, DES BOYCOTTS, LA LIBERTE D'EXPRESSION

Depuis la rentrée de septembre, de nombreux parents ont décidé de mettre en place des actions de boycott de l’école en signe de protestation à cette réforme des rythmes scolaires.

Les actions ont eu lieu tous les mercredis (ou samedis selon les localités) de septembre puis se poursuivent encore les 1ers mercredis de chaque mois comme par exemple le 3 décembre dernier au Havre, à Caudry ou à Strasbourg.



Au milieu des pétitions, barrages filtrants, manifestations et boycotts du mercredi une autre forme de contestation est apparue : le refus du règlement intérieur des écoles.
En effet, une partie du Règlement Intérieur porte sur la scolarisation sur 4 jours et demi. En absence de vote positif du nouveau règlement, c’est l’ancien règlement intérieur qui fait foi, à savoir avec une scolarisation sur 4 jours !

Le Code de l’Education (art. R411-5, art.D411-2, art D411-6) nous rappelle que le DASEN propose en début d’année scolaire un règlement intérieur type pour les écoles maternelles et élémentaires. Ce dernier est soumis au vote lors du conseil d’école, car c’est le conseil d’école qui établit le règlement définitif.

Le règlement intérieur doit respecter les textes législatifs nationaux… mais seul le vote de ce règlement permet l’application officielle des textes dans l’école !

Aussi, en votant contre l’application du règlement type proposé par le DASEN, avec 4,5 jours, les parents, enseignants et élus affirment officiellement leur opposition à la réforme des rythmes scolaires.

Plusieurs conseil d’écoles ont d’ores et déjà fait ce vote d’opposition, comme à Verrières, Isola 2000, Isola Village, Nice (06), Blainville (50), Janvry (91) ou St Priest (69), malgré les pressions subies et le manque d’informations quant à ce point juridique.


Mais face à cette opposition légitime, le gouvernement n’a cessé de menacer et réprimander, tout en martelant dans les médias que « tout va bien »…

Pourquoi mettre autant de pressions aux maires, aux personnels enseignants et aux parents qui s’opposent à cette réforme si celle-ci est tellement bien accueillie et bonne pour les enfants ?

En effet, on ne dénombre plus : 
·         les menaces et rappels à la « loi » faits aux maires,
·         l’incitation à la délation auprès des directeurs d’école,
·         Les menaces sur les enseignants,
·         les réprimandes s’ils se montrent opposés à cette réforme,
·         jusqu’à l’envoi de gendarmes dans les écoles 
·         et les menaces d’amendes (même de peine de prison) pour les parents qui boycottent le mercredi matin (alors que la loi prévoyait la « possibilité » de 4 demi-journées d’absence non-justifiées par mois).

En effet, force a été de constater que cette réforme, rejetée par la majorité des acteurs de l'Education, a entraîné un taux d'absentéisme important lors de la demi-journée supplémentaire (boycott du mercredi ou du samedi).

Ainsi, cette dernière loi donnant la possibilité de 4 demi-journées d'absences non justifiées par mois a été modifiée dans le Bulletin Officiel du 1er janvier 2015 "Obligation scolaire, Circulaire interministérielle relative à la prévention de l'absentéisme scolaire - circulaire n° 2014-159 du 24-12-2014".

Les parents ne mettant pas leur enfant à l'école "sans motif légitime ni excuses valables au moins quatre demi-journées complètes dans une période d'un mois" se voient alors menacés de sanctions pénales !

Ce système de répression entraîne ainsi une vigilance supplémentaire : les parents refusant, pour le bien de leur enfant, la présence de ce dernier lors de la cinquième demi-journée d'école, sont dans l'obligation de fournir un justificatif valable ! (les seuls motifs légitimes d'absences sont : la maladie de l'enfant ou d'un de ses proches s'il est potentiellement contagieux, une réunion solennelle de famille, un empêchement causé par une difficulté accidentelle dans les transports, l'absence temporaire des parents lorsque l'enfant les suit. Quel que soit le motif l'absence doit être signalée auprès de l'administration de l'établissement scolaire. A noter qu'un certificat médical ne peut être exigé que pour certaines maladies contagieuses). 


Si l’on ajoute en plus la surveillance internet instaurée par le gouvernement le 24 décembre 2014, l’on peut aisément s’inquiéter pour la liberté et le principe républicain en France…

Avec les attentats du 7 janvier 2015 à Charlie Hebdo, la question de la liberté d’expression est revenue sur le devant de la scène de façon dramatique.

Nombreux sont les politiciens qui ont suivi l’élan national pour dénoncer l’obscurantisme et (ré)affirmer cette valeur si chère à la France, l’impertinence, l’irrévérence, la liberté d’opinion, la liberté d’expression, le fondement de toute démocratie en disant simplement : JE SUIS CHARLIE.

Une fois l’émotion passée, espérons que les actions suivront et que cesseront les faits autoritaristes rencontrés depuis des mois face à cette réforme non votée, imposée, contre l’avis du peuple.

Car face aux événements choquants qui ont coutés la vie à 17 personnes, l’Education a un grand rôle à jouer
N’oublions pas que les terroristes qui ont sévi sont nés et ont grandi en France, bloquer les frontière ne changera peut être pas grand chose si l’Education Nationale, les parents et chaque membre de notre société ne faisons quelque chose.

La réforme des rythmes scolaires ne va pas dans le bon sens et empêche d’autres grandes mesures urgentes d’être prises.


mercredi 15 octobre 2014

C'est quoi la réforme ?


LA REFORME C’EST QUOI ?

Cette réforme a été mise en page en 1996 par un suisse, un certain Morrisson. Elle sort directement d’un des 39 cahiers de l’OCDE (le cahier n°19), organisation (de coopération et de développement économiques) regroupant pas moins de 38 pays membres à travers le monde et autant de pays non membres. 
Les réformes qui sortent des cahiers de l’Ocde sont d’abord testées dans certains pays avant d’être appliquées dans d’autres pays. 



Cette réforme des rythmes scolaires a été donnée en test aux pays de l’Afrique Francophone de 2002 à 2012 ! Au début  tout allait bien, les enfants africains pouvaient enfin connaître la scolarisation...
Au bout de 2 ans, l’OCDE a décidé d’en supprimer le financement et de transférer cette charge aux villes et villages (bizarre on retrouve les mêmes faits aujourd’hui en France !). 
Cette réforme appliquée en Afrique obligeait les enfants à rester au sein de l’école après les temps scolaires pour qu’ils puissent apprendre à travailler la terre et l’artisanat (cela ressemble étrangement aux TAP et NAP !). 
Cette réforme a paupérisé les pays africains qui ne pouvaient plus faire face aux dépenses qu’on leur imposait ! Les parents ont déscolarisé l’un après l’autre leur enfant parce qu’ils ne savaient plus comment faire face financièrement à la scolarité et aux temps après l’école, devenus onéreux ! (même situation aujourd'hui en France).
Cette réforme a fait un bide total en Afrique !  
Le président de l’OCDE le sait et en a averti les pays membres en émettant de sévères mises en garde ! La réaction de L’Allemagne, qui testait également la reforme, a été rapide pour trouver une solution afin de contrer toutes les difficultés en rétablissant la journée à temps plein scolaire ! (Difficulté majeure financièrement pour les familles)

Cette réforme oublie des milliers d’enfants un peu différents des vôtres (vous savez les enfants atteints de maladie ou porteurs de handicap). Ces enfants sont exclus des TAP ou NAP car lorsqu’ils sont scolarisés en CLIS le taxi les attendra après le temps scolaire mais ne reviendra plus une seconde fois après les TAP ! 
Comment feront-ils si un de leur parent n’est pas à la maison à 15h30 ?  Où iront-ils ? Resteront-ils sur le trottoir en attendant le retour des parents ! 
Pour les plus chanceux d’entre eux leur AVS les accompagnera en TAP tout en sachant que les heures de TAP seront décomptées sur leur temps scolaire ! (pas de financement pour les encadrer tout au long de la journée !).

Cette réforme a complètement oublié les communes qui n’avaient pas les ressources nécessaires pour mettre en route les TAP ou NAP parce qu’elles avaient déjà mis en place un périscolaire…. Les enfants de ces milliers de communes et villes ne bénéficient donc d’aucune prise en charge après la sortie de 15h30 ceci pendant 45 minutes jusqu’à leur prise en charge en périscolaire !
Pour les plus chanceux d’entre eux, une simple garderie a été vite mise en place au sein de l’établissement scolaire… 

On est loin de ce magnifique programme que nous vantaient  Messieurs Peillon et Hamon alors ministre de l’éducation nationale….
Les inégalités sont énormes d’un village à un autre, d’une ville à une autre, d’un département à un autre ….

Avez-vous également pensé aux animateurs embauchés par milliers pour encadrer vos enfants lors de ces fameux TAP ?   
Leurs conditions de travail frisent l’esclavagisme : ces animateurs travaillent 3h/semaine donc 12h /mois cela sur 10 mois seulement ! Leur salaire est de 128€/mois pour encadrer jusqu’à 40 enfants à la fois !!   
Plus de droit à la sécurité sociale pour eux car il faut travailler au minimum 60h /mois !
Pas de retraite non plus car ils ne pourront plus valider les trimestres (pas assez d’heures)  
Combien d’année non cotisées par ce job ?

Si nous sommes en accord avec le fait que des milliers d’animateurs se retrouveront SDF (car avec un salaire de 128€/mois ils ne pourront pas subvenir à leur besoins),
si nous sommes en accord avec le fait que des milliers d’enfants un peu différents des nôtres soient oubliés et non tolérés dans les temps d'activités périscolaires…  nous feront partis de ces gens qui valident l’esclavagisme moderne !  

OSONS crier notre aversion pour cette réforme ! 
OSONS dire NON tout simplement à une réforme discriminatoire et inégalitaire pour les enfants en général !  

Pourquoi cette même réforme discriminatoire ne serait-elle pas appliquée d’office dans les établissements privés ? 

  OUI pour une réforme POUR TOUS 
NON pour une réforme INÉGALITAIRE !! 

ABROGATION

mardi 23 septembre 2014

Le « Vrai/Faux » de la FCPE sur les rythmes scolaires, passé au crible.

Pour cette rentrée 2014, la FCPE, fédération de parents majoritaire, a voulu apporter son point de vue sur la réforme des rythmes scolaires en publiant et diffusant une série de questions avec réponses par Vrai ou Faux. Regardons ces réponses d’un peu plus près et apportons quelques précisions…

La mise en place de la réforme des rythmes demande un réel effort à certaines communes
VRAI, selon la FCPE
Nous sommes d’accord, la mise en place de cette réforme demande un réel effort aux communes.
Le fond d’amorçage octroyé par l’Etat n’est pas suffisant, l’aide de la CAF non plus et s’avère complexe à obtenir (mise en place d’un Accueil de Loisir Sans Hébergement, respect d’un pourcentage d’animateurs diplômés, participation financière des parents…).
Les communes qui ne disposent pas au préalable de locaux, d’un tissu associatif local riche, d’animateurs disponibles, etc rencontrent tout autant de difficultés à mettre en place des activités, les TAP, résultantes directes de cette réforme.
Rappelons que même si les mairies ne mettent pas en place d’activités (puisque ce n’est pas obligatoire), l’ouverture des locaux le mercredi matin, les transports, l’entretien des locaux qui ne peut plus se faire qu’à des horaires où le tarif du travail est majoré (soir ou week-end), etc… concourent à augmenter les dépenses de ces dernières… dans un contexte où la dotation globale de fonctionnement (indépendante de la réforme) a été diminuée…
DONC OUI, les communes rencontrent des difficultés pour mettre en place cette réforme.

Libérer le vendredi après-midi est une bonne idée
FAUX, selon la FCPE
Nous sommes d’accord, libérer le vendredi après-midi n’est pas une bonne idée.
Même si cette solution permet à certaines mairies de réaliser des économies d’échelle et facilite l’embauche d’animateurs, finalement, cette solution va à l’encontre du bien-être de l’enfant selon les chronobiologistes.
En effet, ils sont quasi unanimes à ce sujet : le gros problème du système « semaine de 4 jours » c’est son weekend trop long qui « désynchronise les enfants.
Avec un long weekend, ils ont du mal « à se remettre dans le bain » le lundi et sont donc moins aptes à apprendre le lundi voir même le mardi !
Aussi nous remarquons que le décret Peillon ne change rien à cela, alors que le décret Hamon, avec le choix du vendredi après-midi, aggrave la situation !
De plus, dans cette organisation, les autres journées restent aussi longues, alors que soi-disant, cette réforme serait faite pour alléger les journées des enfants…

Les rythmes scolaires, cela concerne uniquement le premier degré
FAUX, selon la FCPE
Nous sommes d’accord, les rythmes scolaires ne concernent pas uniquement le premier degré.
Déjà des améliorations peuvent également être apportées pour le second degré, mais bien plus encore, cette réforme des rythmes scolaires concerne TOUT LE MONDE !
Déjà parce qu’elle coûte cher et avec nos impôts (diminution du pouvoir d’achat)!
Ensuite parce que ses conséquences en cascade mettent en mouvement toutes les couches de la société : les parents, leur travail, leur façon de consommer, les associations sportives, le tourisme…
Enfin et surtout, car la réussite scolaire conditionne à moyen et long terme l’avenir d’un pays (chômage, compétitivité, retraite…) : éducation et croissance économique sont intimement liées !

Les grandes vacances ne sont-elles pas trop longues ? Ne faudrait-il pas revoir l'ensemble du calendrier scolaire sur l'année ?
VRAI, selon la FCPE

Nous sommes d’accord, des améliorations peuvent être apportées à l’organisation du temps scolaire annuel afin de favoriser la réussite des enfants.
C’est d’ailleurs une des solutions souvent proposée pour augmenter le nombre de jours de classe annuel, en gardant une semaine scolaire de 4 jours. Bien sûr c’est une solution qui demande concertation avant d’être adoptée, mais il semblerait que même les professionnels du tourisme, généralement opposés à la réforme Peillon-Hamon,  n’y soient pas foncièrement défavorables…
Effectivement de nombreuses études mettent en avant le caractère inégalitaire des longues vacances d’été (car de nombreux enfants ne partent pas en vacances),  et la trop longue coupure du temps scolaire nuit généralement à la continuité des apprentissages…
Rappelons au passage que le modèle « 7/2 », pour 7 semaines d’école pour 2 semaines de vacances, souvent décrit comme un but à atteindre, n’a pas de réelle valeur physiologique en ce qui concerne le bien-être des enfants… car ses besoins physiologiques varient d’une saison à l’autre (l’enfant aurait ainsi besoin de vacances plus longues l’hiver par exemple)…

La pause de midi est un moment important pour l'enfant
VRAI, selon la FCPE
Nous sommes d’accord, la pause de midi est un moment essentiel pour l’enfant.
Ce temps est important pour prendre de bonnes habitudes alimentaires, avec un souci de qualité de la nourriture mais aussi de l’encadrement.
Notons également que le temps de digestion rend les enfants moins attentifs et moins énergiques, la plupart ont besoin de calme sur ces moments là, afin d’être en meilleure forme et plus vigilants par la suite. Dans le cas contraire (par exemple avec des activités qui ne leur conviennent pas) ils seront moins concentrés au moment de reprendre les cours (perte du « pic de vigilance » de l’après-midi), desservant ainsi les apprentissages.

Avec la réforme des rythmes, le temps de l'enfant ne sera pas allégé, bien au contraire !
FAUX, selon la FCPE
Et pourtant VRAI !!!

Le temps scolaire de l’enfant est peut être allégé sur la journée (sauf si application du décret Hamon) mais le temps qu’il passe en collectivité n’a pas changé ! Il est même plus important en comptant le mercredi ! Et ce temps (agité, bruyant) peut s’avérer parfois plus fatiguant que le temps scolaire (calme) !
La FCPE avance que les enfants allaient déjà au centre de loisirs le mercredi auparavant, cela est vrai pour seulement 20% d’entre eux !
Ainsi avec la réforme, c’est 80% des enfants qui voient leur temps passé en collectivité augmenter !
Notons par ailleurs que cette réforme ne démocratise pas vraiment l’accès aux activités culturelles et sportives pour tous. Cet accès est limité par les structures existantes (souvent un manque de locaux), le personnel disponible, la richesse de la commune qui les met en place… C’est au final un système des plus inégalitaires !
D’autres solutions plus efficaces, moins couteuses et moins complexes existent pour donner l’accès à des activités intéressantes au moins favorisés. De nombreuses communes n’ont pas attendu cette réforme pour offrir des activités périscolaires à tous les enfants de la collectivité.


L'enfant apprend mieux le matin 
VRAI selon la FCPE
MAIS….

Il semble y avoir un consensus des spécialistes à ce sujet, l’enfant apprendrait mieux le matin, en fin de matinée pour être plus exact.
Cependant, de nombreux spécialistes tel le chronobiologiste François Testu, pourtant fervent défenseur de la réforme, ou encore Nicole Devolvé , décrivent un deuxième pic de vigilance en fin d’après-midi, favorable aux apprentissages, plus important que celui du matin.
Par ailleurs, au-delà du moment des apprentissages, c’est avant tout la motivation des élèves qui sera déterminante pour obtenir leur attention, leur concentration et donc favoriser les apprentissages. Pour augmenter la réussite des élèves, ce n’est pas tant par le changement de rythmes scolaires que cela passe, mais avant tout par une meilleure PEDAGOGIE ! Le travail des enseignants et donc leur formation, est primordial !

Les enfants ne pourront plus faire d'activités extrascolaires le mercredi
FAUX, selon la FCPE
Mais plutôt VRAI dans la réalité…

Malheureusement de nombreuses associations se servaient à la fois du créneau du mercredi matin et de celui du samedi ! Aussi les possibilités pour les enfants de pratiquer une activité qu’ils auraient choisie cette fois-ci, se voient diminuées.
Sans compter la fatigue cumulée dans les TAP par les enfants, et le coût de ces derniers dans de nombreuses communes !
En effet, nombre de collectivités sont obligées de demander une participation financière aux parents pour mettre en place les TAP. Certains foyers doivent donc choisir entre TAP ou activité extrascolaire choisie.
Tout ceci a été confirmé par le sondage des Gilets Jaunes auprès des familles qui ont subi cette réforme des rythmes scolaires depuis septembre 2013, avec 42% des enfants qui ont du abandonner une activité extrascolaire choisie…

Les enfants réussissent tout aussi bien avec la semaine de quatre jours
FAUX, selon la FCPE
ET pourtant COMPLETEMENT VRAI !!!

Aucun spécialiste, même ceux opposés à la semaine de 4 jours, n’a pu prouver que les résultats étaient moins bons avec ce système !
Parfois même certaines études ont montré que cette organisation obtenait de meilleurs résultats ! Mais aucun consensus ne s’est jamais détaché. Par ailleurs les différences de résultats en faveur d’un système ou de l’autre ne sont généralement pas statistiquement significatives (inférieures à 3%).
D’ailleurs certains départements comme la Loire (42) ou le Rhône(69) appliquent la semaine de 4 jours depuis 1991 sans voir diminuer leurs résultats par rapport au reste de la France !
L’Académie de Lyon se classant souvent en 7ème position sur 30 ! Au dessus de la moyenne française !
Même sur la semaine, malgré la coupure du mercredi, les chronobiologistes (même Mr Testu !) ont toujours rapporté que le jour où les élèves étaient le plus performant était le jeudi, voire le vendredi !

Aussi n’oublions pas que la dégradation du système scolaire français n’a aucun rapport avec la semaine de 4 jours !
5 matins ça ne sert à rien !

En effet, le classement médiocre de la France dans les études internationales (PISA) de 2012, a été obtenu par des élèves qui ont connu leur scolarité à 4,5 jours !
De même si encore aujourd’hui, 20% des élèves arrivent au collège sans maitriser les fondamentaux (savoir lire, écrire, compter), cela était déjà rapporté par le Haut Conseil de l’Education en 2007 ! Soit avant l’instauration de la semaine de 4 jours dans toute la France !

Donc malgré la théorie (on apprend mieux le matin, donc 5 matins c’est mieux que 4), au final, dans la pratique :
Les enfants réussissent tout aussi bien avec la semaine de quatre jours !

Cela a été confirmé par les enseignants qui ont subi cette réforme dès septembre 2013, avec 78% pour qui cette réforme ne change rien aux apprentissages ou aggrave la situation !


Il n'y a pas que les rythmes scolaires, le sommeil est tout aussi important
VRAI, selon la FCPE
Et même ARCHI – VRAI !

Bien plus que les « rythmes scolaires » (qui ne sont pas une réalité physiologique mais juste un vocabulaire pratique), ce sont les rythmes « veille-sommeil » de l’enfant qui sont primordiaux pour son bien-être, sa santé, son développement cognitif et ses apprentissages !
Il faut un sommeil régulier avec un coucher à heures fixes et un réveil à heures fixes. Le temps passé devant les écrans (télévision, ordinateur, console de jeux…) tend à perturber cette régularité et l’horloge biologique des enfants.
Aussi quand le gouvernement avance cet argument pour mettre en place cette réforme des rythmes scolaires, ce n’est ni plus ni moins que déresponsabiliser les parents, comme si ces derniers n’étaient pas capables de respecter le sommeil de leurs enfants s’il n’y a pas école !
Au contraire le rôle des parents est essentiel dans le respect des besoins physiologiques des enfants (en termes de sommeil, d’alimentation, etc..) et peut être qu’une information appropriée serait plus efficace que cette réforme !


La coupure du mercredi est indispensable pour le repos des enfants
FAUX, selon la FCPE…
… et VRAI !
Il semble que cela dépende des enfants, certains ne sont pas lésés en enchainant 5 jours d’affilés, mais la plupart, surtout les plus jeunes, sont plus fatigués malgré la régularité des levers le matin.

Pour beaucoup d’enfants, la coupure du mercredi constituait une « soupape de décompression » dans la semaine.
« Nous sommes tous d'accord que les enfants, d'école maternelle ou élémentaire, qui se lèvent tôt, tous les matins de la semaine,  pour aller en classe n'arrivent plus à se concentrer le vendredi sur leur travail scolaire » Selon Nicole Delvolvé, ancien enseignante chercheur à l'Université de Toulouse, spécialiste en ergonomie et aménagement des conditions de travail dans les établissements scolaires.

De nombreuses études montrent que l’attention des enfants sur la semaine est plus importante le jeudi, soit après cette pause du mercredi. On ne retrouve pas toujours cette performance lorsque les enfants travaillent le mercredi.

Au contraire, de nombreux enseignants qui ont connu la réforme dès septembre 2013 se plaignent d’enfants fatigués dès le jeudi, se traduisant par une irritabilité de ces derniers, voir certains qui s’endorment sur leur bureau !